Embrun : une extension de 1 000 m² pour accompagner la croissance de STMB

M.-F. Sarrazin

22 juil. 2022

En diversifiant ses activités, la petite menuiserie est devenue un acteur clé de la construction. Pour gagner en espace et en autonomie, l'atelier charpente de STMB va, d'ici peu, prendre ses quartiers dans une nouvelle extension.

Tevfik Koçak est tombé dans le bois quand il était petit et quand il a un peu de temps devant lui, il file à l'atelier réaliser des meubles. « L'odeur du bois me donne trop envie », glisse-t-il, sourire en coin. A 11 ans, il accompagnait Beyit, son papa menuisier, sur les chantiers. « L'école ne m'intéressait plus, je voulais vite entrer dans la vie active. » A 14 ans, il part en apprentissage au CFA de Gap en menuiserie/agencement et il reprendra finalement les rênes de l'entreprise familiale en 2002, à l'âge de 21 ans.

Aujourd'hui, Tevfik Koçak passe davantage son temps dans les bureaux que sur le terrain, domaine géré par son frère et associé Hasan. A part lors des pics d'activité, en septembre et en octobre, où il retrousse ses manches pour « aider les gars sur les chantiers ».


La petite entreprise de menuiserie créée à Embrun par son papa en 1987 a pris beaucoup, beaucoup d'ampleur. Devenue STMB en 2006, elle se diversifie à partir de 2008 et, désormais, trois structures cohabitent sous le même toit : STMB pour la construction bois, MHP pour le second œuvre (plâtrerie, peinture, carrelage) et TH constructions pour le gros œuvre et la maçonnerie. La société maîtrise quasiment toute la chaîne de la construction, « à part l'électricité et la plomberie, domaines pour lesquels nous faisons appel à des partenaires », précise le chef d'entreprise. Avoir affaire à un seul interlocuteur, les clients apprécient.


En réalisant une trentaine de chantiers par an, cette entreprise à large spectre intervient aussi bien sur les chalets, maisons individuelles, programmes immobiliers, hôtels/restaurants que sur les bâtiments industriels, dans les Alpes-du-Sud principalement, mais aussi dans les Bouches-du-Rhône, les Alpes-Maritimes et l'Hérault. A son actif, figurent la rénovation des hôtels-spa-restaurants Les Bartavelles, à Crots, et Les Autanes, à Ancelle, la construction du bar-restaurant Le Hug, aux Orres, ou l'extension du muséoscope du lac de Serre-Ponçon.


Un investissement de 500 000 euros

Les trois structures emploient une quinzaine de personnes à l'année et une trentaine lors des pics d'activité. Comme le reste du secteur, STMB peine à recruter. « Il nous manquerait 8 à 10 personnes pour être bien. » Et ce n'est pas le travail qui manque. Le carnet de commandes pour 2023 est déjà bien rempli.

Chaque année, l'entreprise, installée dans la zone artisanale de Pralong depuis 2012, connaît une croissance de son chiffre d'affaires de 10 à 15 % pour atteindre aujourd'hui 3,5 M€. Pour accompagner sa montée en puissance, gagner en espace, y compris de stockage, une extension de 1 000 m2 est en passe d'être achevée, soit un investissement de 500 000 €. Même si ce choix s'est révélé plus coûteux que l'acier, l'entrepreneur a opté pour un bâtiment à ossature bois - son cœur de métier - doté d'une grande portée de 23 mètres en lamellé-collé douglas, habillé d'un bardage en mélèze et recouvert d'un bac isolant en toiture, avec des panneaux photovoltaïques.